Le nouveau cauchemar des automobilistes

A l’occasion des premiers grands départs de l’été, Bernard Cazeneuve a inauguré le tout premier radar-chantier… finalement rebaptisé radar « autonome ».

Comme prévu, un huitième type de radar est entré en service le 3 juillet 2015. Il s’agit du redouté radar-chantier, un dispositif semi-fixe, dans la mesure où il s’agit d’une cabine fixe montée sur une lourde remorque blindée afin d’être rapidement déplaçable (photo).

Un dispositif qui avait démontré toute sa pertinence il y a deux ans, lorsque deux systèmes différents avaient été déployés dans le cadre d’expérimentations : ils avaient alors surpris jusqu’à 100% des automobilistes en excès de vitesse !

Cabine multifonctions

Celui finalement choisi est totalement inédit : c’est un matériel allemand adapté pour la France par Cegelec, combinant pour la première fois plusieurs fonctions grâce au remplacement du radar Doppler par un Lidar. Grâce au système par balayage de ce dernier, il va permettre (dans un deuxième temps) de contrôler la vitesse fil par file (jusqu’à cabine radar chantier autonomequatre en même temps), dans les deux sens de circulation à la fois (sur les routes sans terre-plein central), jusqu’à 7500 véhicules par heure, etc. Impressionnant !

Ovni à roulettes

La première cabine a été installée samedi 3 juillet (pour quelques jours ou tout l’été… mystère) sur l’autoroute A6 au sud de Paris, dans une zone de chantier au KM 40. Un deuxième le sera près de Redon (Ille-et-Vilaine) mardi 6, et une cinquantaine suivront d’ici la fin de l’année.

Attention : il ne faut plus dire radar-chantier mais radar autonome, car le dispositif pourra servir sur d’autres types de zones dangereuses, tel un pont ou un tunnel. Bonne nouvelle, son flash est bien visible, il a bien les traditionnelles bandes jaune et noir et il est signalé en amont par un panneau identique à celui qu’on connaît. Seule différence : apparaît la mention « Sur toute la longueur du chantier » (« du pont » ou « du tunnel » si c’est la cas). Pas de piège, donc, mais prudence quand même : avec son allure d’Ovni à roulettes, il reste assez difficile à repérer…

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *