Un Cactus pas si vert que ça !

Après Renault, est-ce au tour de Citroën de se retrouver dans la tourmente en raison de ses moteurs ? Une étude européenne met en effet en cause l’efficacité du système de dépollution de la Citroën C4 Cactus diesel, affirme Le Parisien/Aujourd’hui en France de mardi 17 janvier.

Cette étude, que le quotidien affirme avoir consultée, a été réalisée par un laboratoire scientifique rattaché à la Commission européenne, le Joint Research Center (JRC). Ce dernier a testé plusieurs voitures l’été dernier afin de mettre au point un dispositif capable de détecter la présence éventuelle d’un logiciel caché faussant les émissions polluantes des moteurs diesel, comme cela a été révélé en septembre 2015 dans le cadre du « dieselgate » impliquant le constructeur allemand Volkswagen.

Pollution cinq à dix fois plus importante

Selon le quotidien, ces tests ont révélé des anomalies sur le moteur de la Cactus diesel Blue HDI 100 produite par le constructeur français PSA. Les tests du JRC révèlent, en situation réelle de conduite, sur les routes d’Espagne et d’Italie, que la voiture produit jusqu’à 585 mg de NOx par kilomètre. Or, ces oxydes d’azote, particulièrement nocifs pour la santé, ne doivent pas être produits à plus de 80 mg/km pour être labellisés Euro 6. Un label pourtant obtenu par la Cactus.

Le député européen écologiste Yannick Jadot, candidat à la présidentielle française sous la bannière Europe Ecologie-Les Verts, a été destinataire du rapport. Il explique au Parisien que ce test, qui porte également sur l’Audi A3, « montre qu’en situation réelle, quand il fait froid ou très chaud, ces moteurs polluent cinq à dix fois plus que prévu. Les systèmes de dépollution s’arrêtent ». Interrogé par Le Parisien, le groupe PSA assure qu’« il n’y a pas dans (ses) véhicules de logiciels permettant de modifier les résultats d’un test ».

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